Dardagny (1093 Dardagnycum) comprend les villages de La Plaine, de Dardagny, les hameaux d’Essertines et de Malval. Le site est occupé au plus tard jusqu’au 1er siècle avant J.C. On y a retrouvé une hache néolithique, des vestiges gallo-romains allant de La Tène finale au IVe siècle après J.C.

L’occupation d’Essertines date du XIVe siècle. Dès le XIe siècle, Dardagny dépend de l’évêché de Genève (Mandement de Peney) et fut enclavé dans des terres ayant successivement appartenu aux comtes de Genève, à ceux de Savoie, aux Bernois puis à nouveau à ceux de Savoie et enfin aux rois de France. Dardagny n’a pas eu de liaison directe avec Genève avant 1798. Deux seigneurs avaient juridiction sur Dardagny, ce sont dès 1648 le seigneur de Châteauvieux et celui de Confignon, vassal de la République de Genève. Une communauté rurale existe déjà en 1321, qui gère les biens communaux.

La création de la commune politique date de 1798, son territoire recouvrait alors celui de la seigneurie de Châteauvieux. La paroisse est mentionnée en 1093 avec l’église Saint-Pierre à Dardagny; le droit de présentation appartenait au prieuré de Saint-Victor de Genève. La paroisse réformée de Dardagny-Malval-Russin est créée en 1544 et le nouveau temple achevé en 1723. L’augmentation de la population catholique, surtout ouvrière, après 1850 (54,4% de catholiques et 44,7% de protestants en 1880) justifie la fondation de la paroisse de Dardagny-Russin (1889) avec à La Plaine l'église Saint-Pierre et Laurent.

On pratiquait la polyculture à Dardagny (céréales, vignes, élevage) et des défrichements eurent encore lieu au XVIIIe siècle. Un moulin à blé est signalé en 1321, un battoir à papier en 1545 et des papeteries fonctionnèrent jusqu’en 1850. L’horlogerie s’installa au XVIIe siècle pour disparaître au début du XIXe, époque où l’élevage se développa (la fruitière date de 1827), mais elle perdit ensuite de son importance après 1950, lorsque Dardagny se spécialisa dans la viticulture. La surface plantée a doublé entre 1960 et 1990. L'ouverture de la voie de chemin de fer Lyon-Genève (1858) entraîna l'essor industriel de La Plaine : industrie électrique et surtout industrie chimique (Rhône-Poulenc 1860-1938 et Firmenich SA depuis 1938). Agricole et ouvrière jusqu’en 1960, la population de Dardagny se tourne de plus en plus vers le tertiaire, alors que la commune, à partir de 1980, affiche un caractère résidentiel marqué (on compte environ 3/4 de navetteurs en 2000).

Dardagny a reçu en 1978 le prix Wakker (Heimatschutz) pour avoir su protéger le village de manière exemplaire.

 

WAKKERPLAQUE

 

 

Bibliographie

- Jacques DAVIER, Dardagny, commune genevoise (1818-1870), mém. lic. Genève, 1990

- B. CRETTAZ et al., La commune de Dardagny, 1991

 

Chronologie du Château de Dardagny (1er siècle – 1941)

 

  1. Origines
  • 1er siècle de notre ère :
    • Le site sur lequel s'élève le château de Dardagny était déjà occupé par une villa gallo-romaine au premier siècle de notre ère, comme l'attestent des découvertes archéologiques : tuiles romaines, fragments de peintures murales, tessons.
     
  • 1100 :
    • Première mention écrite du nom. Dardagny entre dans l'histoire à l'occasion d'une donation de biens ecclésiastiques. A cette époque, aucune mention d'un château à Dardagny; les seigneurs qui comptent, sur le territoire de l'actuelle commune, sont ceux de Malval, dont le castel s'élevait sur les hauteurs des Baillets.
  • 1280 :
    • Première citation du seigneur de Dardagny, Aymon, chevalier et vassal du comte de Genève, duquel il reçoit par testament trente livres.
  • 1298 :

Deux maisons fortes existent sur l’emplacement de l’actuel château. Ces deux bâtisses appartiennent à chacun des deux seigneurs qui se partagent le fief de Dardagny : André de la Corbière (maison sud) et Michaud de Livron (maison nord).

  • Le premier bâtiment, agrémenté de galeries côté sud, a deux niveaux et est flanqué d'une tour d'angle (ancêtre de celle où se trouve aujourd'hui la mairie); le second, plus petit, se résume à un rectangle d'un seul niveau.
  • XIVème - XVème siècles :
    • Les deux maisons passeront en de nombreuses mains.
  • 1378 :
    • Le fief prend le nom de Dardagny, Châteauvieux et Confignon.
  • 1536 :
    • A la Réforme, le fief de Dardagny, Châteauvieux et Confignon devient vassal de la République de Genève. Il restera divisé pendant un siècle encore.
  • 1646 :
    • Amédée Favre, bourgeois de Genève, réunit définitivement les deux seigneuries dans ses mains. A ce moment prend fin l'histoire des deux maisons fortes et commence celle du château.
  • 1655 :
    • Son fils, Daniel, conçoit l'idée de réunir les deux manoirs en un seul. Il commence par exhausser à une hauteur de trois niveaux les deux bâtiments et la grosse tour d'origine, au sud-ouest. Puis, il ajoute trois nouvelles tours d'angle de même hauteur et relie enfin les deux ailes du château, côté Jura, par une galerie en bois couverte, fermée et dotée, en son milieu, d'une tour d'escalier adossée à la façade pour donner un peu d'unité à cet édifice, qui se présente maintenant comme un fer à cheval ouvert côté Salève sur une cour intérieure, une terrasse et des jardins agrémentés d'un bassin et d'un jet d'eau.
    • Le château de Dardagny, avec ses deux tours toisant le Salève, et ses trois autres regardant le Jura, prend forme, mais ce n'est pas encore le bâtiment que nous avons sous les yeux.
  • 1721 :
    • Après être passée entre les mains de la famille Lullin, la seigneurie est acquise par un noble hollandais, Jean Vasserot, qui commencera par faire reconstruire le temple en 1722-1723.
     
  • 1731 :
    • Son fils, Jean, hérite du domaine et, nourrissant de grandes ambitions pour son château, va le transformer lors des années suivantes en une splendide maison de maître du XVIIIe siècle. "Noble Vasserot" démolit la tour d'escalier et aménage un hall d'entrée muni d'un grand escalier d'honneur avec barrière en fer forgé qui rejoint la galerie du premier étage. Côté rue, il refait la façade à laquelle il ajoute un balcon soutenu par deux colonnes et côté Salève, il ferme la cour intérieure pour y aménager une salle des fêtes, la Salle des Chevaliers, décorée de fresques à l'italienne, qui forme un avant-corps en saillie sur la façade surmonté d'un fronton triangulaire orné des armes des Vasserot.
    • Enfin, le cadran solaire est déplacé de l'ancienne cour dans l'escalier central, et n'a plus d'autre utilité que décorative.
  • 1775 :
    • La seigneurie échoit à Jean-Philippe Horneca. Il la transmet en 1779 à son fils Jacques-Antoine, qui change son patronyme en Horngacher. Celui-ci exécute le dernier aménagement interne du château : l'installation en 1780 d'un orgue dans la Salle des Chevaliers, et le prolongement de la galerie du premier étage jusqu'à la porte permettant d'accéder à l'instrument.
    • Horngacher grave aussi deux devises sur les façades de sa demeure : "Inveni portum; spes et fortuna valet, 3 juillet 1780" (Me voilà au port, adieu fortune et bonnes espérances) au-dessus de la porte d'entrée, et "Curarum dulce levamen, 1781" (Doux soulagement aux peines), sur le fronton est. Enfin, il refait entièrement la fontaine.

 

  • 1848 :
    • Acquisition du château et de ses terres par Jean-louis Fazy, frère de James. A son décès, en 1879, ses possessions sont partagées entre ses deux filles. Blanche Fazy hérite du château, puis épouse Louis Glardon. Pendant quelques temps, le couple mena grand train. Mais la propriété dut être cédée à un créancier, un certain Jean-Marie Berthier de Lyon, en 1884.
  1. Achat par la commune et restauration

 

  • 1904 (28 juillet et 18 août) :
    • Achat du château.
    • Par deux délibérations du 28 juillet et du 18 août 1904 le Conseil municipal de la commune de Dardagny décide l’achat du château et de son domaine, d’une superficie de trois hectares soixante-cinq ares, pour la somme de 28'500 francs à Mlles Bonnot, de Lyon, qui en héritèrent de M. Berthier.
    • Le Conseil municipal constate que « cette propriété constituerait, pour la commune (…) un superbe emplacement pour la construction éventuelle d’un bâtiment communal et groupe scolaire (…) ».
    • Ainsi, dès le début, il s’était agi de démolir l’édifice afin de bâtir à sa place un bâtiment faisant office de maison communale et d’école. En outre, la commune s’endetta pour cet achat, en contractant un emprunt de 28'000 francs.
    • Afin d’alléger un peu cette dette, le 28 décembre 1904, décision fut prise par le Conseil de mettre en vente « une partie des terrains récemment acquis avec le Château (…) », soit environ deux hectares et demi. Ces terrains, dits « du grand pré », furent vendus aux enchères publiques en six parcelles, le 15 septembre 1905, et rapportèrent la somme de 16'343 francs.
     
  • 1904-1926 :
    • Ajoutons qu’au début du siècle, plusieurs locataires résidaient dans le château. Blanche Fazy, dernier lien avec le siècle précédent, occupa un appartement jusqu’à son décès en 1912. D’autres résidents, notamment des journaliers ou des bûcherons, habitèrent successivement le château jusqu’en 1926. Enfin, en 1906, le Conseil municipal décida d’installer l’école enfantine dans la tour ouest du château (l’école primaire et la mairie resteraient dans le « bâtiment Friederich », actuellement 520 rte du Mandement, jusqu’en 1932).
     
  • 1914 :
    • On est à deux doigts de la démolition.
    • C’est sans doute la situation des comptes communaux qui a retardé la mise en œuvre du projet tant attendu. Car, dans les années 1904-1914, bien d’autres projets, notamment routiers, venaient grever les budgets de la commune.
    • Mais, le 29 juin 1914, constatant l’ « état de vétusté » de l’école primaire de Dardagny, le Conseil municipal confirme sa volonté « de construire un bâtiment scolaire, malgré l’exiguïté des ressources de la commune, sur l’emplacement du Château acheté dans ce but en 1904 ».
     
  • 1915 :
    • On est à deux doigts de la démolition, bis.
    • De son côté, le Conseil d’Etat désigne une commission « chargée d’étudier le projet de construction d’un bâtiment communal sur l’emplacement du château actuel », composée de MM. Jacques Dugerdil, maire, Jacques Gros, adjoint, Marc Hutin, adjoint et Jules Ramu, conseiller municipal.
    • Et le 3 septembre 1915 le Conseil municipal, sur proposition de ladite commission, décide « d’ouvrir un concours restreint entre trois ou quatre architectes avec lesquels cette commission devra s’entendre pour l’organisation de ce concours ».
    • Le concours a lieu, quatre projets sont présentés, parmi lesquels le Conseil municipal retient, dans sa séance du 7 février 1916, celui de l’architecte Frédéric Mezger, intitulé Tour-Ouest. M. Mezger est chargé « de dresser les plans définitifs pour la construction d’un bâtiment scolaire et mairie sur l’emplacement du Château actuel ».
     
  • 1916 :
    • L’opinion publique pour la sauvegarde !
    • L’adjoint au maire Jacques Gros note que, suite à l’achat du château, l’opinion publique commence déjà à se manifester contre sa destruction. En 1916, lorsque la démolition du manoir est décidée pour de bon, « les protestations redoublent, des articles de journaux paraissent, beaucoup de personnes et de sociétés intriguées par cette polémique, veulent se rendre compte par elles-mêmes et choisissent le château de Dardagny comme but de promenade ».
    • Par ailleurs, aussi bien Ernest Renard, conservateur-adjoint au Service du Vieux-Genève, que Paul-Edmond Martin, archiviste d’Etat ou Louis Blondel, archéologue cantonal, plaident pour la conservation et la restauration du château.
    • Cette opposition à la démolition du château de Dardagny sera une des premières luttes victorieuses du Heimatschutz pour la conservation du patrimoine, et la première de la section genevoise.
     
  • 1916 :
    • Le château est sauvé !
    • En effet, le conseiller d’Etat et historien Henri Fazy, en charge du Département des finances, « connaissant le château pour y avoir passé des vacances chez son petit cousin Jean-Louis Fazy, ne resta pas étranger aux doléances de l’opinion publique ». Le 16 novembre 1916, en présence du maire et des membres de la Commission, il vint visiter le château, accompagné de son collègue Mussard, chef du Département de l’instruction publique.
    • Et Henri Fazy, impressionné par ce qu’il juge être le « réel intérêt historique » et « la masse bien équilibrée » du bâtiment, se déclare opposé à la suppression de « ce témoin de notre passé » sans avoir mené une « étude sérieuse et approfondie de son état, de sa vétusté, de sa résistance possible (…) ». C’est pourquoi il prie instamment le maire de faire surseoir à la démolition du château. On l’écoute, et la démolition est ajournée.
    • Le 17 novembre 1916 le Conseil d’Etat, après avoir entendu le rapport de ses membres Fazy et Mussard, charge le Département des travaux publics « de procéder à une étude de la restauration de cet édifice ».
     
  • 1920-1923 :
    • Le château se dégrade, et la destruction est à nouveau envisagée !
    • Malgré les bonnes volontés, rien ne bouge. C’est ainsi qu’en 1920, constatant l’état de la toiture du château, la commune décide de « boucher les plus gros trous », ceci « pour tâcher de le maintenir debout encore quelques années, vu qu’il abrite l’école enfantine, divers dépôts de la commune et du Syndicat agricole, et un certain nombre de locations ».
    • Toutefois, l’état du château continuait, lentement mais sûrement, de s’aggraver. Le 28 juin 1923, le Conseil municipal, constatant une fois de plus « l’état de vétusté, de dégradation et de détérioration du château qui menace de s’écrouler dans certaines parties », décide de relancer le projet de démolition de l’édifice !
    • Projet qui n’eut pas de suite, le président du Conseil d’Etat déclarant, le 11 juillet 1923, qu’au vu de la situation financière de l’Etat, il fallait à nouveau renvoyer à des temps meilleurs la construction d’un bâtiment scolaire sur l’emplacement du château et donc, par la force des choses, la démolition de ce dernier. Dont acte.
     
  • 1925 - 1926 :
    • Les deux années décisives !
    • Après quelques années d'incertitude, le Conseil municipal (4 septembre 1925), le Conseil d'Etat (21 septembre 1925) et le Grand Conseil (5 juin 1926) optent pour la conservation et la restauration du château.
    • 1925 sera l’année décisive. En février, des représentants du Département cantonal de l’Hygiène vinrent visiter subrepticement la vieille bâtisse, et leurs conclusions étaient on ne peut plus claires : le château menaçait ruine et constituait un danger public. Il fallait soit le démolir, soit prendre des mesures pour en interdire l’accès.
    • Le Conseil municipal ne tenait pas à démolir le manoir sans qu’un engagement clair soit pris quant à la construction de l’école projetée. C’est pourquoi, et cela constitue un retournement de situation, le Conseil se déclarait finalement partisan de la restauration du château, réclamant à l’Etat qu’une étude soit menée dans ce sens. Tel était également l’avis de la Commission des monuments et des sites.
    • En mars 1925, Etat et commune tombèrent d’accord sur le lancement d’une étude en vue de la restauration. Cette étude fut confiée à … Frédéric Mezger. L’architecte, très bon connaisseur du château, rendit un projet de restauration en quatre étapes, prévoyant de conserver l’enveloppe extérieure du bâtiment et la Salle des chevaliers, mais de transformer tout l’intérieur (dont une bonne partie sera démolie) pour y aménager la mairie, trois salles de classes, une salle des fêtes, une salle de réunions, une bibliothèque et deux appartements.
    • Dès lors, les choses vont aller très vite. Le 4 septembre, la commune vote un crédit de 15'900 francs pour financer la première étape de la restauration, et le 21 du même mois le Conseil d’Etat, acceptant le projet, soumet au Grand Conseil une demande de crédit identique, acceptée sans sourciller le 5 juin 1926, après que plusieurs partisans de la restauration, dont le moindre ne fut pas Alfred Desbaillets, député et maire de Dardagny, soient intervenus en faveur de la proposition. En outre, une subvention de la Confédération sera également accordée le 26 août 1926, pour l’ensemble des travaux.
     
  • 1926 :
    • le château et son parc sont placés sous la protection de la Confédération suisse (26 août).
     
  • 1926 - 1932 :
    • Restauration, en cinq étapes, de l'édifice par l'architecte Frédéric Mezger. Les travaux commencent le 14 juillet 1926 et le château restauré est inauguré le 11 septembre 1932.
    • Les travaux de la première étape commencèrent le 14 juillet 1926, et durèrent jusqu’à fin décembre
    • Le 30 novembre, le Conseil municipal lança une souscription auprès des habitants de la commune, considérant qu’il paraissait « opportun que, pour marquer sa satisfaction et son bon vouloir, la population [fût] appelée à participer, chacun selon ses moyens, à une souscription en faveur du Château ». Cette opération fut une réussite, puisque 235 souscripteurs, mentionnés dans un Livre d’or, rapportèrent 14'521 francs à la commune.
    • La seconde étape alla du 9 août à fin décembre 1927, la troisième du 20 août 1928 au 15 mai 1929 et la quatrième du 2 décembre 1929 à fin mai 1930.
    • En outre le Conseil municipal, se prononça, le 19 mai 1931, en faveur de la démolition des dépendances Il s’agissait là, en effet, de la dernière question « délicate » à régler, car elle suscitait une certaine désapprobation publique.
    • Le Grand Conseil vota le dernier crédit pour la restauration, soit 85'650 francs, le 25 novembre 1931.
     
  • 1932 :
    • C’est ainsi que les travaux d’une cinquième étape purent reprendre dès le début de l’année 1932. Ces travaux, importants, concernaient la restauration de la Salle des Chevaliers, en particulier de ses fresques à l’italienne, ainsi que tous les aménagements extérieurs. Ils durèrent environ six mois, jusqu’à l’été ; le 30 mars 1932 le Conseil municipal demandait encore la création d’une « seconde entrée pour piétons au Château », celle qui se trouve aujourd’hui à côté du temple.
    • Le coût total des travaux se monta à 372'039 francs « et 45 centimes » ; l’Etat de Genève participa pour un montant de 200'550 francs, et la Confédération pour 11'250 francs. La commune déboursa donc la somme de 160'239 francs. Il s’agissait là, pour une commune comme Dardagny, d’une dépense assez considérable, qui nécessita un prêt de l’Etat et plusieurs emprunts, mais cela apparaît comme totalement justifié pour un château ayant fait l’objet d’une protection patrimoniale de la part de la Confédération en 1926, et qui sera classé monument historique par le canton de Genève en 1935.
  • 1932 (11 septembre) :
    • Le 29 juillet 1932 le Conseil municipal put fixer la fête d’inauguration du château restauré au dimanche 11 septembre.
    • On organisa de nombreuses activités, telles que diverses tombolas, une « loterie tableaux », un stand de « tir au flobert [fusil à faible portée] », des stands de buvette et de restauration, un bazar où l’on proposait poteries et verreries, de la lingerie et des broderies, des fleurs, ainsi que du « bric à brac et pêle-mêle », une pêche miraculeuse, sans oublier, bien sûr, « grand bal » et « bal musette ».
    • Lors de sa séance du 31 octobre, le Conseil municipal put dire sa satisfaction de voir que le résultat financier de la manifestation se soldait par un bénéfice de 6’000 francs sur une recette de 14’000 francs. Cela fut, on le voit, une grande et belle fête !
  • 1935 :
    • le château de Dardagny est classé monument historique par un arrêté du Conseil d'Etat (3 avril).
     
  • 1941 :
    • un second arrêté de classement, donnant avec précision l’état foncier, confirmera le précédent (16 juillet).

Jacques Davier, 18 août 2020

PHOTOS DU CHÂTEAU

 

UN MANOIR AU PURGATOIRE, OU LA DIFFICILE RESTAURATION DU CHATEAU DE DARDAGNY, par M. Jacques Davier ( 2004-2019)